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La compagnie de gendarmerie de Thann

Ville de Thann
Héritière des Maréchaussées de France – force militaire qui fut pendant des siècles le seul corps français exerçant des fonctions de police, la Gendarmerie nationale est une des plus anciennes institutions françaises.

A l’instar de l’Armée de Terre, de la Marine nationale et de l’Armée de l’Air, la Gendarmerie nationale appartient au Ministère de la Défense. La presque totalité des gendarmes (officiers et sous-officiers) sont des professionnels. Force militaire qui travaille auprès de la population civile, la Gendarmerie nationale a depuis peu de temps été placée pour emploi – uniquement – sous l’autorité du Ministère de l’Intérieur – la Police – dans le seul souci d’améliorer la cohérence du dispositif de sécurité.


1. Cadre d’action :

La circonscription de la Compagnie de Gendarmerie correspond exactement aux limites administratives de l’arrondissement de Thann. Du Nord (col du Bramont) au Sud (village de Bernwiller) et d’Ouest (Ballon d’Alsace) en Est (Staffelfelden), la Compagnie couvre une superficie de 52.783 hectares dont les 4/5ème sont situés en zone de moyenne montagne forestière.

Selon le dernier recensement, il incombe à la Compagnie, la responsabilité sur une population de près de 80.000 habitants, répartis dans 4 cantons, soit 52 communes.

En dessous de la Compagnie, se trouvent les brigades territoriales exerçant, en principe, leurs responsabilités au sein de leur canton d’appartenance.

2. Répartition territoriale :

A la différence de l’arrondissement administratif de Thann qui trouve à sa tête un Sous-Préfet, toute la Compagnie de Gendarmerie est placée sous l’autorité d’un officier du grade de Capitaine. Ce dernier dispose d’un officier en Second – du grade de Capitaine ou de Lieutenant – afin de l’aider et d’assurer la continuité du commandement. L’autorité du Commandant de la Compagnie s’exerce sur 9 unités subalternes et affichant toutes un profil bien différent. A leurs tours, ces unités trouvent à leur tête un sous-officier supérieur – du grade d’Adjudant, d’Adjudant-chef, de Major – pour les commander. A l’avenir, un officier subalterne – du grade de Lieutenant – peut être amené à commander une brigade territoriale.

Une bonne gestion et une bonne administration de ces unités subordonnées exigent tout d’abord l’existence d’un Secrétariat et de Transmissions : Avec les officiers de la Compagnie, ce Groupe de Commandement (GC) est installé dans un bâtiment distinct au sein de la caserne, à Thann.

Suivent 2 unités, à vocations différentes, pouvant être mises en œuvre par le Commandant de Compagnie : Le Peloton de Surveillance et d’Intervention de Gendarmerie (PSIG, à Cernay) et la Brigades des Recherches (BR, à Thann). Si la première unité, très dynamique et mobile, complète le dispositif de surveillance et soutien les différentes brigades territoriales au sein de la Compagnie, la seconde unité, plus qualifiée dans le domaine de la police judiciaire, apporte son concours dans toutes les affaires délicates où des investigations plus longues et plus techniques peuvent apparaître.

Un regroupement de forces et de moyens portant l’appellation de Communauté de Brigades Territoriales (CMBT) comprend en fait 2 plus petites Brigades Territoriales de Proximité dont le chef-lieu se trouve à Masevaux (BTP Masevaux et BTP Burnhaupt-le-Haut).

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Avec un effectif plus important, il est distingué 4 autres Brigades Territoriales Autonomes (BTA) qui se répartissent respectivement du nord au sud, à Fellering, à Thann, à Cernay – caserne distincte du PSIG – et à Wittelsheim. Il est à noter que la caserne à Thann comprend à la fois le GC, la BR et la BTA.

Professionnels, les officiers, les sous-officiers et les gendarmes adjoints volontaires de la Compagnie représentent un effectif total de 105 militaires. Par ailleurs, la Compagnie s’honore d’une belle représentation féminine.

3. Caractères généraux des missions :

Fière de son statut et très hiérarchisée, cette force militaire qui travaille au profit de la population civile, est instituée pour veiller à la sûreté publique et pour assurer le maintien de l’ordre public et l’exécution des lois. Par ailleurs, elle participe à la défense de la Nation.

Son spectre de missions étendues (plus de 850) s’exerce sur l’ensemble du territoire national (comprenant l’outre mer) ainsi qu’aux armées (dans les opérations extérieures et les représentations internationales), au profit de tous les départements ministériels, et plus spécialement de ceux de l’Intérieur, de la Justice et de la Défense.

Outre les missions suivantes, il faut retenir que les unités de la Compagnie possèdent, dans leur majorité, une formation particulière leur procurant une compétence avérée dans le domaine de la surveillance, des recherches et des secours en montagne.

- Missions de police : Les missions de police ont pour but de maintenir le bon ordre, de protéger les personnes et les biens, de faire respecter la loi.

* Police judiciaire : Son action dans ce domaine comprend la constatation des crimes, délits, contraventions, le rassemblement des preuves et la recherche des auteurs d’infractions.

* Police administrative : Son objet essentiel repose sur la sécurité publique ; Dans l’arrondissement, la Gendarmerie assume seule cette responsabilité, sur 100 % du territoire, au profit de 100 % de la population.

Cette activité recouvre un domaine très vaste : Le renseignement, la police de la circulation routière, la police de l’air, la police des étrangers, la police rurale, la police sanitaire en général, la police municipale, le service d’ordre, la protection civile, les secours, etc.

- Missions de défense : En dehors de la menace traditionnelle avec un engagement massif des forces, de nouvelles menaces dites "asymétriques" avec des contours et des modes d’action protéiformes et diffus (terrorisme, criminalité organisée et transnationale) conduisent l’Etat à reconnaître l’institution comme un acteur central et particulièrement pertinent au travers de la lutte et de sa présence dans la dissuasion, la prévention, la protection et la projection des forces.

- Missions internationales : Par ses missions de courtes ou de moyennes durées, la Compagnie participe à l’effort de coopération et d’assistance, à un haut niveau, au profit de détachements de Gendarmerie dans différents pays (Kosovo, Côte d’Ivoire et diverses Ambassades). Au sein de l’espace européen, elle apporte également son concours au renforcement de la coopération transfrontalière aux Centres de Coopération Policière et Douanière (CCPD) et à la mise en œuvre d’accords bilatéraux.

4. Principe de fonctionnement :

Un principe de fonctionnement appelle la nécessité d’une permanence du service public.

Ainsi, tous les jours, ouvrés ou fériés, 24 heures sur 24, la Gendarmerie est tenue de répondre aux demandes. La disponibilité signifie l’existence de permanences pouvant se succéder de jour comme de nuit, sur plusieurs semaines consécutives. Les permissions, les repos et les récupérations se prennent quand le service à planifier le permet.

5. Recrutement :

Les Gendarmes adjoints volontaires (GAV) ont remplacés les anciens gendarmes auxiliaires au moment de la conscription. Ils sont recrutés sur concours et peuvent souscrire un contrat renouvelable pendant 5 années. Avant d’être affectés dans une unité territoriale, ces jeunes effectuent un stage de formation dans une école du format militaire.

Les sous-officiers de Gendarmerie sont des militaires et des cadres professionnels dont le recrutement moyen actuel s’effectue au niveau du Bac jusqu’au diplôme de 2ème cycle de l’enseignement supérieur (Bac à Bac+3 / Bac+4) quelle que soit la discipline (lettres, langues, mathématiques, chimie, biologie, etc.). Organisés entre les sous-officiers supérieurs et subalternes, leurs grades comprennent les appellations de Major, d’Adjudant-chef pour descendre dans la hiérarchie jusqu’au grade de Gendarme.

Sous-officier de l’Armée, ils ont l’obligation de suivre une première formation complète pour une durée d’une année dans une des écoles de sous-officiers. Ils débutent avec le grade de Gendarme sous contrat.

Pendant toute sa carrière, un sous-officier peut poursuivre sa formation générale ou spécialisée, s’il en exprime les demandes. Dans sa spécialité ou non, c’est une des conditions de tout avancement au grade supérieur.

Dans la Gendarmerie Départementale – appelée la "blanche", au galonnage argenté – le diplôme le plus convoité est celui d’Officier de Police Judiciaire (OPJ) qui se distingue de celui d’Agent de Police Judiciaire (APJ). Afin d’éviter les possibles confusions, il est à préciser que ces diplômes d’OPJ et d’APJ constituent des appellations qui attestent d’une qualité dans le domaine de la police judiciaire, mais ne constitue pas un grade dans les armées.

Enfin, les officiers de Gendarmerie, quant à eux, ont un recrutement moyen actuel du niveau d’un diplôme de 3ème cycle (Bac+5 et assez couramment plus encore). Sortant d’une incontournable Grande Ecole (civile ou militaire), ils ont l’obligation de suivre une formation à l’Ecole des Officiers de la Gendarmerie Nationale, à Melun. Ouverts sur le monde, la plupart d’entre eux aura une formation internationale.

Organisés entre les officiers généraux, les officiers supérieurs et subalternes, leurs grades comprennent les appellations de Général, de Colonel pour descendre dans la hiérarchie jusqu’aux grades de Capitaine, de Lieutenant et de Sous-lieutenant.

Pendant toute sa carrière, un officier doit poursuivre ses études générales et sa formation académique, tout en se pliant à de nombreux stages des plus divers, s’il veut se voir confier un commandement territorial.

En évolution permanente, au rythme de la "société thannoise" au sein de laquelle elle vie en harmonie, la Compagnie de Gendarmerie de Thann ne cesse d’adapter son organisation et la diversification de ses réponses afin de tendre vers des attentes légitimes de la population locale. Des méthodes variées et des moyens modernes sont mis en œuvre en toute occasion pour lutter contre la délinquance, l’insécurité routière et le sentiment d’insécurité générale.

Sacrifiant à ses conforts personnels par l’exigence supérieure des devoirs militaires, les bons résultats attestent d’un fort engagement déterminé des gendarmes, de leur motivation indéfectible, et d’une grande compétence. Des résultats positifs continuent d’être enregistrés au quotidien, améliorant le sentiment de sécurité en zone Gendarmerie.


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