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Le troisième mardi du mois, traditionnellement, Caritas et la Conférence Saint-Vincent de Paul vont rechercher des denrées à la banque alimentaire allée Gluck à Mulhouse. “Il y a une dizaine d’années
une fourgonnette suffisait largement, se souvient Jean Marie Lemblé, mais actuellement il faut envoyer quatre véhicules de transport. Le premier est loué par Caritas, deux autres sont prêtés par la ville de Thann et le quatrième par la ville de Vieux-Thann. La distribution pour les familles nombreuses, les plus nécessiteuses, commence à 16 heures dans le sous-sol de l’église Pie X. Les membres de ces familles sont repérés par les assistantes sociales et “convoqués” par le CCAS. Il y a quelques années, on comptait une quinzaine de familles, on est passé maintenant à plus de cinquante. En mars, il y avait 26 personnes isolées, 85 adultes, 80 enfants et 2 bébés qui ont bénéficié d’un colis alimentaire.”
La banque alimentaire de Mulhouse a besoin de connaître dix jours avant l’enlèvement des denrées, le nombre exact de bénéficiaires. Toutes les victuailles seront ensuite disposées sur palettes à Mulhouse. Par exemple, le 20 avril dernier, Caritas a emporté 458 packs de lait et Saint Vincent de Paul, 243.
L’offre, c’est-à-dire les surplus de la moyenne et grande distribution, peut-elle suivre ? Rien n’est acquis. “Autrefois ce que je récoltais à Thann suffisait, se souvient Jean-Marie Lemblé. Ce n’est plus le cas actuellement.” Tous les jours la banque alimentaire est à l’affût des surplus dont la qualité et les dates d’expiration sont dûment vérifiés. Mais il faut aussi espérer des changements de comportement. Dans cet objectif le CCAS et le Centre socio-culturel organisent des cours de cuisine pour mieux gérer les repas et viser à l’économie dans les familles concernées.
“Tendre la main aux démunis, lesquels en priorité ? Ce n’est pas simple, estime Jean-Marie Lemblé. Les critères sociaux, le quotient familial existe bien. Je connais aussi toutes ces familles. Il faut intervenir dans des situations souvent complexes, divorce, séparation, régler une facture d’électricité impayée, amener des médicaments, parer au plus pressé.”
Pour les deux responsables, devenus dans bien des cas indispensables, il n’y a pas de répit, même pas le week-end. Et cela, tous les personnels des secteurs sociaux l’apprécient. L’urgence est ainsi toujours prise en charge grâce à la Conférence Saint-Vincent de Paul et Caritas. 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.
Secours Catholique
Tél. 03 89 37 93 72
Conférence Saint-Vincent de Paul
Tél. 03 89 37 45 46 |